Étude NEOFIRINOX : étude randomisée de phase 3 comparant une radiochimiothérapie préopératoire à une chimiothérapie néoadjuvante par Folfirinox suivie d’une radiochimiothérapie préopératoire, chez les...

Update Il y a 4 ans
Reference: RECF2007

Étude NEOFIRINOX : étude randomisée de phase 3 comparant une radiochimiothérapie préopératoire à une chimiothérapie néoadjuvante par Folfirinox suivie d’une radiochimiothérapie préopératoire, chez les patients ayant un cancer du rectum localement avancé. [Informations issues du site clinicaltrials.gov et traduites par l'INCa] [essai en attente d'ouverture]

Woman and Man | Between 18 years et 75 years

Extract

L’objectif de cette étude est de comparer l’efficacité d’une radiochimiothérapie préopératoire à celle d’une chimiothérapie néoadjuvante par Folfirinox suivie de la même radiochimiothérapie préopératoire chez les patients ayant un cancer du rectum localement avancé. Les patients effectueront des examens cliniques, des examens para-cliniques (rectoscopie rigide, IRM pelvienne, scanographie thoraco-abdomino-pelvienne) et des prélèvements de tissus (biopsies rectales, prélèvement sanguin). Les patients seront répartis de façon aléatoire en deux groupes : Les patients du premier groupe recevront une radiochimiothérapie, administrée par un accélérateur linéaire cinq fois par semaine pendant cinq semaines. Puis une exérèse chirurgicale totale ou partielle sera réalisée six à huit semaines après la radiochimiothérapie du mésorectum. Les patients recevront ensuite une chimiothérapie adjuvante pendant six mois. Les patients du deuxième groupe recevront une chimiothérapie néoadjuvante par Folfirinox modifié pendant quatre cures comprenant de l’oxaliplatine, de l’irinotecan associé à l’acide folinique et du 5FU en perfusion continue sur deux jours, toutes les deux semaines pendant deux mois. Les patients recevront, ensuite, une radiochimiothérapie et une exérèse chirurgicale selon les mêmes modalités que le premier groupe, puis une chimiothérapie adjuvante pendant quatre mois. Les patients seront suivis pendant sept ans. Le bilan de suivi comprendra notamment une coloscopie complète dans les six mois postopératoires, et une scanographie thoraco-abdomino-pelvienne et un dosage antigène carcino-embryonnaire (ACE) à l’issue des traitements, puis tous les quatre mois les trois premières années, puis tous les six mois les deux années suivantes et enfin à six ans et à sept ans.


Scientific Abstract

Il s’agit d’une étude de phase 3, randomisée et multicentrique. Les patients effectuent des examens cliniques, des examens para-cliniques (rectoscopie rigide, IRM pelvienne, scanographie thoraco-abdomino-pelvienne) et des prélèvements de tissus (biopsies rectales, prélèvement sanguin). Les patients sont randomisés en deux bras : - Bras A : les patients reçoivent une radiochimiothérapie, administrée par un accélérateur linéaire, de 2 Gy par fraction, répétée 5 fois par semaine pendant 5 semaines. Puis une exérèse chirurgicale totale ou partielle est réalisée 6 à 8 semaines après la radiochimiothérapie du mésorectum. Les patients reçoivent ensuite (selon le stade ypTNM et le choix du centre) une chimiothérapie adjuvante pendant 6 mois. - Bras B : les patients reçoivent une chimiothérapie néoadjuvante par Folfirinox modifié pendant 4 cures comprenant de l’oxaliplatine à J1, de l’irinotecan associé à l’acide folinique à J1 et du 5FU en perfusion continue sur 48 heures à J1 et J2, tous les 14 jours pendant 2 mois. Les patients reçoivent ensuite une radiochimiothérapie et une exérèse chirurgicale selon les mêmes modalités que le bras A, puis une chimiothérapie adjuvante pendant 4 mois. Les patients sont suivis pendant 7 ans. Le bilan de suivi comprend notamment une coloscopie complète dans les 6 mois postopératoires, et une scanographie thoraco-abdomino-pelvienne et un dosage antigène carcino-embryonnaire (ACE) à l’issue des traitements, tous les 4 mois, les trois premières années, puis tous les 6 mois, les 2 années suivantes puis à 6 ans et à 7 ans.;


Primary objective

Comparer la survie sans maladie à 3 ans entre les 2 bras.;


Secondary objective

Évaluer la survie globale et la survie spécifique. Évaluer les toxicités maximales par patient (grade 3-4) selon la classification NCI-CTC v4.0. Évaluer le taux de récidives locales. Recherche translationnelle (optionnelle). Évaluer l’incidence des métastases. Taux de stérilisation de la pièce opératoire. Taux de morbidité opératoire.


Inclusion criteria

  • Age ≥ 18 ans et ≤ 75 ans.
  • Adénocarcinome du rectum classé cT3 à risque de récidive locale ou cT4, M0 et pour lequel une RCP recommande une RCT préopératoire.
  • Tumeur ≤ 15 cm de la marge anale en rectoscopie rigide ou sous-péritonéale à l’IRM.
  • Tumeur potentiellement résécable d’emblée, ou considérée comme pouvant être résécable après chimioradiothérapie.
  • Patient opérable.
  • Indice de performance ≤ 1 (OMS).
  • Pas d’insuffisance cardiaque ou de syndrome coronarien même contrôlé.
  • Pas de neuropathie périphérique > grade 1.
  • Ni radiothérapie pelvienne ni CT antérieure.
  • Pas de co-morbidité susceptible d’empêcher la délivrance du traitement.
  • Contraception efficace.
  • Fonction hématologique (éventuellement après transfusions) : polynucléaire neutrophiles ≥ 1,5 x 109/L, plaquettes >= 100 x 109/L, et hémoglobine >= 10 g/L.
  • Fonction hépatique : bilirubine ≤ 1,5 x LNS.
  • Fonction rénale : créatininémie
  • Consentement éclairé signé.

Non-Inclusion Criteria

  • Métastases à distance.
  • Tumeur non résécable, dont extension prostatique ou extension aux muscles périnéaux.
  • Contre-indication au 5-FU, ou à l’oxaliplatine ou à l’irinotécan, dont maladie de Gilbert.
  • Antécédents de diarrhée chronique ou de maladie inflammatoire du côlon ou du rectum.
  • Antécédents d’angine de poitrine ou d’infarctus du myocarde.
  • Infection évolutive active ou autre pathologie grave sous-jacente susceptible d’empêcher le patient de recevoir le traitement.
  • Autre cancer concomitant, ou antécédent de cancer en dehors d’un cancer in situ du col utérin traité ou d’un carcinome basocellulaire ou spinocellulaire.
  • Patient déjà inclus dans un autre essai thérapeutique avec une molécule expérimentale.
  • Personnes privées de liberté ou sous tutelle.
  • Impossibilité de se soumettre au suivi médical de l'essai pour des raisons géographiques, sociales ou psychiques.
  • Femme enceinte, susceptible de l’être ou en cours d'allaitement.